Juste ce petit mot pour te dire que nous t'aimons, te dire et te redire que tous les bons moments passés ensemble vivront à jamais dans nos coeurs comme de doux souvenirs.
Tous ces petits riens qui représentent pour nous tant de choses :
- Le temps où, petits, tu nous prenais sur tes genoux pour enregistrer nos comptines enfantines, en mettant ton casque sur nos oreilles.
- Le temps du goûter où nous venions chez vous, pour prendre le thé.
- Le temps que tu passais à rechercher pour nous, dans ton gros dictionnaire, l'origine des mots, la
population des villes ou des pays. Toi qui étais le champion des déclinaisons latines et des départements français !
Alors mille merci pour tout ce que tu as été pour nous, un grand-père merveilleux !
Merci de nous avoir laissé en héritage une si belle famille où le mot amour signifie vraiment quelque chose."
D'après une consigne de "La petite fabrique d'écriture" : "Que vous inspire-t-elle, cette dame à sa fenêtre?"
Elle est là, à sa fenêtre. Là, lasse. Elle regarde les feuilles d'automne qui commencent à brunir. Elle regarde le soleil qui descend vers l'horizon. Elle regarde
encore les passants qui passent, les enfants qui jouent, les voitures qui roulent. Tant de banalité.
Et demain, elle se remettra à sa fenêtre. Elle regardera tout cela à nouveau. Et après-demain, peut-être encore. Les feuilles d'automne seront un peu plus jaunes.
Le soleil descendra un peu plus tôt. Et elle, elle sera là, au-dessus de ces gens qui déambulent. Qui vivent leur vie banale, insouciants.
Pourtant à quelques mètres au-dessus de cette rue, l'insouciance n'a plus sa place. La maladie, insidieuse, s'est introduite, est venue tissée sa toile. La lutte
contre cette maladie a maintenant tout envahi, occupe tout l'espace.
Elle, elle est là, laminée, à bout de force. Pâle, dévêtue, dépersonnalisée, sans expression. Elle regarde dehors cette vie qui, déjà, n'est plus la sienne.
Bientôt, elle sera loin de tout cela. Regret ou délivrance ?
